Kevens Prévaris

« Je pense que les artistes ont leur mot à dire dans la réhabilitation de l’homme haïtien, meurtri depuis l’indépendance de ce pays. Avec l’art, on peut transformer Haïti. Je reprends à ce propos la citation de l’écrivain irlandais Oscar Wilde : « C’est par l’Art et par l’Art seul que nous pouvons réaliser notre perfection ; par l’Art, et par l’Art seul que nous pouvons nous défendre des périls sordides de l’existence réelle ».

À ses débuts, Kévens Prévaris, fasciné par la nature d’Haïti, peignait surtout des marines, des paysages, des natures mortes… Lors de son parcours à l’École Nationale des Arts (ENARTS) de Port-au-Prince, où il est entré en 2000, l’artiste découvrit à travers l’histoire de l’art les manières de se libérer des gestes et des formes antérieurs. Avec d’autres étudiants, il lut les textes de philosophes et théoriciens de l’art. Ensemble, à l’ENARTS et dans le monde artistique haïtien, ils discutèrent des notions théoriques et pratiques acquises et, abandonnant le mimétisme pur, ils prirent la voie d’une figuration abstraite. En 2004, ils fondèrent ainsi le mouvement Loray, quatrième de la peinture haïtienne. Laissant derrière le réalisme, ils restèrent dans la représentation tout en laissant émerger de nouvelles formes et réalisant de nouveaux langages.


En Europe, où il a obtenu un master avec distinction à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels - La Cambre, Kévens a la possibilité de mieux comprendre les courants de l’histoire de l’art et l’avènement de l’art contemporain, pouvant maintenant se confronter par le regard et dans une émotion directe avec les œuvres auparavant connues de loin. Sa peinture s’en trouve renouvelée : puisant dans ses racines, l’artiste fait émerger les codes de sa culture à travers une nouvelle manière d’écrire et de superposer les couleurs, liée à son apprentissage en Belgique, et où il introduit certaines formes de la modernité.


Expositions personelles:
2012  Haiti Tierra Profunda, Centro Cultural Alternativo, Resistencia-Chaco. Argentine
2012  4th Annual Creativity Festival, University States of Oklahoma. Etats-Unis
2011  « Tourmentes ! » Café des Archiducs à Watermael-Boitsfort, Belgique
Expositions collectives:
2013 « Ça baigne dans le béton » , Centre culturel Jacques Franck, Bruxelles
2013  « Haïti s'expose : entre mémoire et (re)construction », Galerie Le cerisier. Paris
2013  « Haïti, un futur pour son passé… » MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain). Liège
2012  « Don de Livre à l’ENARTS » , Librairie Orphie. Paris
2012  « Reconstruire l’imaginaire - La place des artistes dans la reconstruction, d’Haïti »  Université Paris 8- Saint Denis, Paris
2011  « Haïti 4 saisons »,  Galerie Artitude, Paris

Expositions personelles

2013  

 - « Pas Sage » Galerie Lumières d’Afrique. Bruxelles, Belgique

2012 

 - Haiti Tierra Profunda, Centro Cultural Alternativo, Resistencia-Chaco. Argentine

 - 4th Annual Creativity Festival, University States of Oklahoma. Etats-Unis

2011 

 - « Tourmentes ! » Café des Archiducs à Watermael-Boitsfort, Belgique

2005     

 - «  La jeunesse et demain » Bibliothèque des Trois-Ilets, Martinique



Expositions collectives

2014

 - « Rencontre » Musée du Panthéon Nationale d’Haïti. Port-au-Prince

 - « In vitro »  TradeMart. Bruxelles

 - « Regard sur la peinture haïtienne » Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster. Luxembourg   

 - « Haïti 2014. Impressions d’Afrique. Plan commun »  Fondation Connaissance et Liberté. Port-au-Prince                                                             

 - « Trankîles » Maison de l’Amérique latine. Bruxelles

2013

 - « Ça baigne dans le béton » , Centre culturel Jacques Franck, Bruxelles

 - « Haïti s'expose : entre mémoire et (re)construction », Galerie Le cerisier. Paris

 - « Haïti, un futur pour son passé… » MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain). Liège

2012 

 - « Don de Livre à l’ENARTS » , Librairie Orphie. Paris

 - « Reconstruire l’imaginaire - La place des artistes dans la reconstruction, d’Haïti »  Université Paris 8- Saint Denis, Paris

2011  

 - « Haïti 4 saisons »,  Galerie Artitude, Paris12    

2010

  - « Couleur d’Haïti après le séisme » Unesco. Paris

 - « Haïti sous les décombres, 100 jours après » École Nationale des Arts, Port-au-Prince

2009     

 - « Haïti Tierra Profunda » Centro Cultural Nordeste de l’Unne. Corrientes y Resistencia, Argentine

2008    

 - « L’art et l’Université d’État d’Haïti » Faculté d’agronomie de l’UEH, Port-au-prince

2007

 - « Gédé libète » Fondasyon Konesans Ak Libète (FOKAL), Port-au-Prince

2006

  - « Craft-O-Mania » Cercle Bellevue, Port-au-Prince

2005     

 - « Hommage à André Pierre. Celui qui peint le bon »

Musée d’art haïtien, Port-au-Prince

2004     

 - « Art et liberté » École Nationale des Arts, Port-au-Prince

2004     

 - « Exposition de la fraternité » Foire binationale Haïti – République Dominicaine / Fonds Parisien


 

Venant à l’autre bout du monde pour rencontrer une culture autre, occidentale et encore souvent dominante, le peintre a accepté de vivre dans l’altérité, l’adaptation, la perte parfois, afin d’apprendre à connaître l’autre, ses codes, son langage… Ce rapport est dialectique : se frayant un chemin vers l’autre, il lui apporte également son identité et partage son « haïtianité ». Et dans ce passage, il se laisse guider par ses objectifs et ses idées : avec ce qu’il pioche de la culture artistique européenne, créer un nouveau langage pictural tout en gardant ses racines culturelles. Cette confrontation de deux traditions, où il ne s’agit pas d’aboutir à une reproduction de l’art occidental, se fait à travers la déconstruction et reconstruction des formes, des écritures, des couleurs, des textures et des ponctuations. Car la rencontre permet de voir l’autre et soi-même autrement, et entraîne des modifications dans la façon de peindre.

 

 

 Kévens Prévaris n’est pas que peintre. Il porte également un discours sur sa peinture ainsi que sur la production picturale haïtienne : de l’École haïtienne au mouvement Saint-Soleil de Tiga en passant par l’École de la Beauté.

Après sa formation en peinture à l’École nationale des arts (ENARTS) et en sociologie à la Faculté des sciences humaines à Port-au-Prince, il achève actuellement un master à l’École nationale supérieure des Arts Visuels – La Cambre, à Bruxelles.

 

 À ses débuts, Kévens Prévaris, fasciné par la nature d’Haïti, peignait surtout des marines, des paysages, des natures mortes… Lors de son parcours à l’École Nationale des Arts (ENARTS) de Port-au-Prince, où il est entré en 2000, l’artiste découvrit à travers l’histoire de l’art les manières de se libérer des gestes et des formes antérieurs. Avec d’autres étudiants, il lut les textes de philosophes et théoriciens de l’art. Ensemble, à l’ENARTS et dans le monde artistique haïtien, ils discutèrent des notions théoriques et pratiques acquises et, abandonnant le mimétisme pur, ils prirent la voie d’une figuration abstraite. En 2004, ils fondèrent ainsi le mouvement Loray, quatrième de la peinture haïtienne. Laissant derrière le réalisme, ils restèrent dans la représentation tout en laissant émerger de nouvelles formes et réalisant de nouveaux langages.
En Europe, où il a obtenu un master avec distinction à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels - La Cambre, Kévens a la possibilité de mieux comprendre les courants de l’histoire de l’art et l’avènement de l’art contemporain, pouvant maintenant se confronter par le regard et dans une émotion directe avec les œuvres auparavant connues de loin. Sa peinture s’en trouve renouvelée : puisant dans ses racines, l’artiste fait émerger les codes de sa culture à travers une nouvelle manière d’écrire et de superposer les couleurs, liée à son apprentissage en Belgique, et où il introduit certaines formes de la modernité.
Venant à l’autre bout du monde pour rencontrer une culture autre, occidentale et encore souvent dominante, le peintre a accepté de vivre dans l’altérité, l’adaptation, la perte parfois, afin d’apprendre à connaître l’autre, ses codes, son langage… Ce rapport est dialectique : se frayant un chemin vers l’autre, il lui apporte également son identité et partage son « haïtianité ». Et dans ce passage, il se laisse guider par ses objectifs et ses idées : avec ce qu’il pioche de la culture artistique européenne, créer un nouveau langage pictural tout en gardant ses racines culturelles. Cette confrontation de deux traditions, où il ne s’agit pas d’aboutir à une reproduction de l’art occidental, se fait à travers la déconstruction et reconstruction des formes, des écritures, des couleurs, des textures et des ponctuations. Car la rencontre permet de voir l’autre et soi-même autrement, et entraîne des modifications dans la façon de peindre.

 

 

Mais Prévaris continue à se réclamer du mouvement « Loray », le dernier en date de la peinture haïtienne et dont il et un membre fondateur. Né en 2004, « Loray » connote l’explosion de l’orage..
Cette école, nous explique-t-il, veut se démarquer des courants classiques traditionnels du primitivisme et de la figuration naïve. Les caractéristiques de « Loray » tournent autour de trois éléments : le refus des dogmes picturaux, l’autosatisfaction et la récupération d’objets visuels. Le résultat de cette manière de peindre, c’est un éclat de couleurs vives transposées sur la toile de telle manière que le « fameux thème », qu’on a tendance à rechercher dans toute représentation artistique, échappe au spectateur.

 

 

 À ses débuts, Kévens Prévaris, fasciné par la nature d’Haïti, peignait surtout des marines, des paysages, des natures mortes… Lors de son parcours à l’École Nationale des Arts (ENARTS) de Port-au-Prince, où il est entré en 2000, l’artiste découvrit à travers l’histoire de l’art les manières de se libérer des gestes et des formes antérieurs. Avec d’autres étudiants, il lut les textes de philosophes et théoriciens de l’art. Ensemble, à l’ENARTS et dans le monde artistique haïtien, ils discutèrent des notions théoriques et pratiques acquises et, abandonnant le mimétisme pur, ils prirent la voie d’une figuration abstraite. En 2004, ils fondèrent ainsi le mouvement Loray, quatrième de la peinture haïtienne. Laissant derrière le réalisme, ils restèrent dans la représentation tout en laissant émerger de nouvelles formes et réalisant de nouveaux langages.
En Europe, où il a obtenu un master avec distinction à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels - La Cambre, Kévens a la possibilité de mieux comprendre les courants de l’histoire de l’art et l’avènement de l’art contemporain, pouvant maintenant se confronter par le regard et dans une émotion directe avec les œuvres auparavant connues de loin. Sa peinture s’en trouve renouvelée : puisant dans ses racines, l’artiste fait émerger les codes de sa culture à travers une nouvelle manière d’écrire et de superposer les couleurs, liée à son apprentissage en Belgique, et où il introduit certaines formes de la modernité.
Venant à l’autre bout du monde pour rencontrer une culture autre, occidentale et encore souvent dominante, le peintre a accepté de vivre dans l’altérité, l’adaptation, la perte parfois, afin d’apprendre à connaître l’autre, ses codes, son langage… Ce rapport est dialectique : se frayant un chemin vers l’autre, il lui apporte également son identité et partage son « haïtianité ». Et dans ce passage, il se laisse guider par ses objectifs et ses idées : avec ce qu’il pioche de la culture artistique européenne, créer un nouveau langage pictural tout en gardant ses racines culturelles. Cette confrontation de deux traditions, où il ne s’agit pas d’aboutir à une reproduction de l’art occidental, se fait à travers la déconstruction et reconstruction des formes, des écritures, des couleurs, des textures et des ponctuations. Car la rencontre permet de voir l’autre et soi-même autrement, et entraîne des modifications dans la façon de peindre.

 

 

 

 

 

 

Artiste plasticien contemporain, Samuel Dallé est de ceux qui pensent que l’art est l’expression du vécu quotidien.
Il immortalise à coups de pinceaux incessants l’ambiance féerique des villes africaines : « je ne remets en surface que ce qui a été enfoui dans mon subconscient, distribuant aux observateurs quelques fragments de ma vie quotidienne. »
Teintées à forte dominance par une modernité palpable, les œuvres de Samuel Dallé s’expriment d’elles-mêmes, laissant clairement entrevoir une dualité entre l’Afrique campagnarde et l’Afrique moderne.
L’artiste a une palette douce, colorée harmonieusement, sur laquelle vient s’impliquer morceaux d’étoffes, papiers, journaux, comme pour intégrer l’objet utilitaire dans une harmonie féerique et équilibrée par le dessin aux contours sombres qui animent une superstructure.
Le temps de l’électronique, celui de le communication qui efface l’Homme devenant silhouette noire au profit de la couleur du temps est venu.
 
La peinture de S.Dallé interroge l’avenir de l’Homme angoissé, transformé dans l’esprit ou machines, ordinateurs, fils conducteurs sont dominants… 

 

Artiste plasticien contemporain, Samuel Dallé est de ceux qui pensent que l’art est l’expression du vécu quotidien.
Il immortalise à coups de pinceaux incessants l’ambiance féerique des villes africaines : « je ne remets en surface que ce qui a été enfoui dans mon subconscient, distribuant aux observateurs quelques fragments de ma vie quotidienne. »
Teintées à forte dominance par une modernité palpable, les œuvres de Samuel Dallé s’expriment d’elles-mêmes, laissant clairement entrevoir une dualité entre l’Afrique campagnarde et l’Afrique moderne.
L’artiste a une palette douce, colorée harmonieusement, sur laquelle vient s’impliquer morceaux d’étoffes, papiers, journaux, comme pour intégrer l’objet utilitaire dans une harmonie féerique et équilibrée par le dessin aux contours sombres qui animent une superstructure.
Le temps de l’électronique, celui de le communication qui efface l’Homme devenant silhouette noire au profit de la couleur du temps est venu.
 
La peinture de S.Dallé interroge l’avenir de l’Homme angoissé, transformé dans l’esprit ou machines, ordinateurs, fils conducteurs sont dominants…

 

 

 

 

Artiste plasticien contemporain, Samuel Dallé est de ceux qui pensent que l’art est l’expression du vécu quotidien.
Il immortalise à coups de pinceaux incessants l’ambiance féerique des villes africaines : « je ne remets en surface que ce qui a été enfoui dans mon subconscient, distribuant aux observateurs quelques fragments de ma vie quotidienne. »
Teintées à forte dominance par une modernité palpable, les œuvres de Samuel Dallé s’expriment d’elles-mêmes, laissant clairement entrevoir une dualité entre l’Afrique campagnarde et l’Afrique moderne.
L’artiste a une palette douce, colorée harmonieusement, sur laquelle vient s’impliquer morceaux d’étoffes, papiers, journaux, comme pour intégrer l’objet utilitaire dans une harmonie féerique et équilibrée par le dessin aux contours sombres qui animent une superstructure.
Le temps de l’électronique, celui de le communication qui efface l’Homme devenant silhouette noire au profit de la couleur du temps est venu.
 
La peinture de S.Dallé interroge l’avenir de l’Homme angoissé, transformé dans l’esprit ou machines, ordinateurs, fils conducteurs sont dominants… 
asticien contemporain, Samuel Dallé est de ceux qui pensent que l’art est l’expression du vécu quotidien.
Il immortalise à coups de pinceaux incessants l’ambiance féerique des villes africaines : « je ne remets en surface que ce qui a été enfoui dans mon subconscient, distribuant aux observateurs quelques fragments de ma vie quotidienne. »
Teintées à forte dominance par une modernité palpable, les œuvres de Samuel Dallé s’expriment d’elles-mêmes, laissant clairement entrevoir une dualité entre l’Afrique campagnarde et l’Afrique moderne.
L’artiste a une palette douce, colorée harmonieusement, sur laquelle vient s’impliquer morceaux d’étoffes, papiers, journaux, comme pour intégrer l’objet utilitaire dans une harmonie féerique et équilibrée par le dessin aux contours sombres qui animent une superstructure.
Le temps de l’électronique, celui de le communication qui efface l’Homme devenant silhouette noire au profit de la couleur du temps est venu.
 
La peinture de S.Dallé interroge l’avenir de l’Homme angoissé, transformé dans l’esprit ou machines, ordinateurs, fils conducteurs sont dominants… 

 

Artiste plasticien contemporain, Samuel Dallé est de ceux qui pensent que l’art est l’expression du vécu quotidien.
Il immortalise à coups de pinceaux incessants l’ambiance féerique des villes africaines : « je ne remets en surface que ce qui a été enfoui dans mon subconscient, distribuant aux observateurs quelques fragments de ma vie quotidienne. »
Teintées à forte dominance par une modernité palpable, les œuvres de Samuel Dallé s’expriment d’elles-mêmes, laissant clairement entrevoir une dualité entre l’Afrique campagnarde et l’Afrique moderne.
L’artiste a une palette douce, colorée harmonieusement, sur laquelle vient s’impliquer morceaux d’étoffes, papiers, journaux, comme pour intégrer l’objet utilitaire dans une harmonie féerique et équilibrée par le dessin aux contours sombres qui animent une superstructure.
Le temps de l’électronique, celui de le communication qui efface l’Homme devenant silhouette noire au profit de la couleur du temps est venu.
 
La peinture de S.Dallé interroge l’avenir de l’Homme angoissé, transformé dans l’esprit ou machines, ordinateurs, fils conducteurs sont dominants… 

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